• Frédéric bois

Avez-vous des attentes pendant les fêtes familiales ?


Les fêtes de fin d’année approchent ! C’est un moment de retrouvailles et de partage !

La famille prend corps et devient visible. On s’installe autour d’une table, d’une histoire commune avec ses rituels et ses interactions.

C’est un moment fort qui vient marquer le temps, l’évolution. Il y a les enfants qui grandissent et les anciens qui murissent, les unions qui se font, quand d’autres se défont.

Ce temps est aussi celui où l’on évoque les souvenirs, ceux qui ne sont plus là mais qui continuent à habiter les esprits et qu’on invite autour de la table à notre manière.

C’est un temps où l’on transmet aux plus jeunes… les valeurs familiales et la façon d’être ensemble (avec les anecdotes, les faits d’armes, les conquêtes et les défaites) et puis en creux, où se dessinent aussi les tabous et les non-dits.

C’est un temps où il convient pour chacun de mettre « son temps propre » entre parenthèses pour s’accorder à l’ensemble (à l’image des musiciens).

C’est aussi la présence de plusieurs générations sous le même toit - dont chacune s’est construite en résonance avec son époque et les repères d’une société en mouvement. En identification avec le modèle familiale ou en opposition à son propre milieu !

Il y a les parents, les grands-parents, les enfants, les compagnons et les compagnes et il y a aussi l’invitée surprise : la « régression »

C’est à dire cette manière qu’auront les adultes d’être pris dans les projections de leurs propres parents, dans ce temps où ils étaient encore leurs petits, les entrainant dans une machine à remonter le temps. Cette régression se joue bien sûr aussi au cœur des enfants devenus grands qui retrouveront pour un temps les bons plats de leur enfance, les objets familiers, les histoires re-racontées et aussi un peu de la place qu’alors ils occupaient !

L’émotion est présente – c’est une reconnexion directe à l’enfance et à son enfant intérieur.

Un peu à l’image du mur sur lequel enfant on nous mesurait d’années en années, l’adulte que nous sommes continue à porter en soi les inscriptions de tous « ceux » qu’il a été pourrai-je dire, avec pour chaque âge ses questions, ses expériences, ses joies et ses blessures, ses traumatismes aussi. On comprend bien que le mouvement de régression que suscitent les retrouvailles familiales, va être très largement coloré par la façon dont chacun aura vécu et ressenti son enfance.

Voilà un petit aperçu de ce qui se joue dans ces moments de rassemblement et de partage. Partages qui peuvent se faire à de nombreux niveaux : de l’amour, du soutien, mais aussi des non-dits, des tensions, de frustration et de l’agressivité etc.

A la fin d’une séance, alors qu’il lui demande ce qu’il imagine faire dans les jours à venir, un patient répond à son psychanalyste (Didier Dumas) : « Je vais passer quelques jours en famille pour me reposer ! »

- Eclat de rire du thérapeute qui lui répond :

« Mais, mon bon monsieur, on ne se repose pas en famille, on travaille ! »

Et ce travail il pourra nous saisir de mille manières, par exemple autour de la place qu’on occupe, celle qu’on voudrait occuper, celle qu’on nous reconnait!!

Alors à l’approche de ces périodes familiales j’aurais bien quelques idées à vous soumettre et la première d’entre elles consiste à se pencher sur une question !

Une première question, un peu étrange : Qu’est-ce que j’attends de ce moment familial ?

Oui, étrange, parce que ce moment-là parait si incontournable, si ritualisé qu’on en oublierait presque de se la poser ! C’est toujours intéressant de se demander ce que l’on peut attendre d’un moment, d’une rencontre, d’une situation, d’autant plus lorsqu’on a le sentiment que cela s’impose gentiment à nous ou que cela va de soi !

Qu’est-ce que j’attends de ce moment-là ?

En réalité cette question est depuis toujours présente mais elle est souvent recouverte par nos manques, par nos frustrations, par nos déceptions ou les sentiments que les choses se répètent

C’est l’oncle qui monopolise l’attention, c’est l’intérêt qui va toujours se porter aux mêmes personnes, c’est parfois le sentiment d’une pauvreté dans l’expression des liens, de l’amour, l’impossibilité de se dire vraiment les choses, de parler d’un sujet douloureux etc.

Répondre à cette question nécessite d’entrer un peu en soi et se demander ce qu’on aimerait profondément qu’il se passe, pour soi, pour ceux qu’on aime dans ce moment de rassemblement.

Pour vous c’est peut-être :

- Trouver enfin le temps d’un échange plus profond avec un frère, son père, une tante etc.

- Etre reconnu dans ses compétences d’adultes, sociales, professionnelles ?

- Etre validé dans ses choix, dans son positionnement de parents et l’éducation transmise ?

- Pouvoir être dans une communication plus apaisée et profonde ?

- Recevoir de l’amour de ses parents etc….

- Etre entendu dans ses difficultés et être compris.

- Etre conforté dans l’image que nous souhaitons donnée.

La liste peut être longue mais il est intéressant d’identifier, derrière les ressentiments ou les regrets, quelles sont véritablement nos attentes en attente !

En effet, elles nous habitent et c’est avec elles aussi que nous sonnons à la porte avant de retrouver les nôtres !

Article 2: "Sois le changement que tu veux être dans le monde" Ghandi

Article 3: Créer un lieu sûr

Article 4: Se reposer en famille, possible?

En savoir plus sur la pratique de Frédéric Bois, psychologue

#Noël #Famille

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